Varice : définition, causes et prise en charge

Varice : définition, causes et prise en charge

Qu’est-ce qu’une varice exactement, d’où vient-elle et comment se soigne-t-elle ? Derrière un mot courant se cache une réalité médicale précise. Voici une définition claire de la varice, ses causes et sa prise en charge, pour tout comprendre.

Qu’est-ce qu’une varice ?

Une varice est une dilatation permanente d’une veine du réseau veineux superficiel des membres inférieurs. Elle se présente comme un cordon bleuté, tortueux, en relief sous la peau. La varice n’est pas une maladie isolée : elle est un signe de la maladie veineuse chronique.

Selon Sonovein®, l’insuffisance veineuse chronique désigne l’hypertension veineuse ambulatoire installée durablement dans les membres inférieurs par incompétence valvulaire ou par obstruction, graduée de C0 à C6 par la classification CEAP, des télangiectasies à l’ulcère ouvert. La varice s’inscrit dans cette maladie, au stade C2. Le phénomène est fréquent : en France, les manifestations de l’insuffisance veineuse concerneraient au moins 18 millions de personnes, dont 10 millions présenteraient des varices.

Comment se forme une varice ?

Le mécanisme est précis. Dans une veine saine, de petites valvules empêchent le sang de redescendre, et la pompe musculaire du mollet le propulse vers le cœur. Quand les valvules ferment mal, le sang reflue et stagne. Ce reflux augmente la pression, la paroi de la veine se distend, et la varice se forme.

Corriger ce reflux est justement l’objectif des traitements : parmi les solutions, le traitement non invasif par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) de Sonovein referme la veine responsable sans incision, sur évaluation d’un médecin.

Les causes et facteurs favorisants

La varice résulte d’un défaut des valvules, favorisé par plusieurs facteurs :

  • L’hérédité, avec un terrain familial de varices
  • Le sexe féminin et les grossesses
  • L’âge, qui fragilise parois et valvules
  • La station debout ou assise prolongée et la sédentarité
  • Le surpoids et la chaleur
Découvrir le contenu sur :  Vivre avec le psoriasis : comment le gérer au quotidien ?

Reconnaître une varice

Une varice se repère à son aspect visible, mais aussi à des signes ressentis :

  • Un cordon bleuté, tortueux, en relief
  • Des jambes lourdes en fin de journée
  • Des œdèmes des chevilles le soir
  • Des démangeaisons et des crampes nocturnes

Il ne faut pas la confondre avec une varicosité, plus fine et superficielle, surtout esthétique, ni avec une simple veine apparente, sans reflux.

Les différents types de varices

On distingue plusieurs formes selon le calibre : les varices tronculaires, sur les gros troncs superficiels comme la grande veine saphène, les varices réticulaires, bleutées et de calibre intermédiaire, et les télangiectasies ou varicosités, fines veines rouges en surface. La prise en charge diffère selon le type, ce que le bilan permet de préciser.

Les stades de la maladie veineuse

Les médecins situent la gravité avec la classification CEAP, de C0 à C6 :

StadeCe que l’on observe
C0Aucun signe visible
C1Télangiectasies et varicosités
C2Varices
C3Œdème de la jambe
C4Troubles cutanés : peau brunie, eczéma, durcissement
C5Ulcère veineux cicatrisé
C6Ulcère veineux ouvert

La varice correspond au stade C2. Sans surveillance, elle peut évoluer, ce qui laisse le temps d’agir avant les complications.

La prise en charge d’une varice

La prise en charge associe des mesures de fond et une action sur la veine responsable :

  • La compression élastique, traitement de fond, réduit la dilatation des veines
  • La sclérothérapie, pour les petites varices
  • Les techniques endoveineuses par laser ou radiofréquence
  • Le traitement non invasif par ultrasons focalisés, sans incision
  • La chirurgie, pour les varices les plus importantes

Le choix dépend du type de varice et du reflux, déterminés par l’écho-Doppler.

Faut-il traiter ou surveiller une varice ?

Toutes les varices ne se traitent pas tout de suite. Une varice discrète, sans symptôme ni complication, peut être surveillée, avec des mesures de prévention et un contrôle régulier. Le traitement s’impose davantage quand la varice gêne, s’aggrave ou s’accompagne d’œdèmes, de douleurs ou de modifications de la peau. C’est l’échange avec le médecin, après le bilan, qui permet de trancher.

Découvrir le contenu sur :  Comment savoir si on fait une chirurgie de la poitrine pour les bonnes raisons ?

Où apparaissent les varices ?

Les varices siègent le plus souvent sur les mollets et la face interne des cuisses, là où cheminent les principaux troncs veineux superficiels. Elles peuvent aussi apparaître derrière le genou, à la cheville ou sur le pied. Leur localisation oriente le médecin sur la veine en cause, ce que l’écho-Doppler précise.

Certaines professions favorisent-elles les varices ?

Oui. Les métiers exercés debout ou avec un piétinement prolongé, comme la vente, la coiffure ou la restauration, sollicitent le retour veineux. Les postes assis sans mouvement le ralentissent aussi. Bouger régulièrement et porter une compression adaptée aident à protéger ses jambes au travail.

Le bilan : l’écho-Doppler

Aucun traitement ne se décide sans examen. L’écho-Doppler veineux, indolore, cartographie le réseau, identifie la veine responsable et mesure le reflux. Il distingue une varice isolée d’un reflux d’un tronc saphène et oriente vers la technique la mieux adaptée.

Récupération après un traitement

La récupération dépend de la technique. La sclérothérapie se fait au cabinet, sans immobilisation. Après un traitement endoveineux, la reprise du travail se situe entre le quatrième et le huitième jour. La chirurgie demande une convalescence plus longue, tandis que l’approche non invasive vise une reprise rapide. La marche est encouragée tôt et une compression accompagne les suites.

Les complications d’une varice non traitée

Négligée, une varice peut se compliquer : troubles cutanés comme la dermite ocre, l’eczéma ou le durcissement de la peau, ulcère veineux dans les formes avancées, phlébite ou saignement d’une varice fragilisée. Le risque n’est pas négligeable : une étude prospective rapporte que 3,6 % des personnes atteintes développent une ulcération en cinq ans, jusqu’à 14,4 % en cas d’antécédent de phlébite.

Varices et grossesse

La grossesse favorise l’apparition de varices. Les changements hormonaux et la compression des veines par le bébé gênent le retour du sang. Certaines varices régressent après l’accouchement, mais le risque augmente à chaque grossesse. La compression, la marche et la surélévation des jambes soulagent, sur conseil du médecin ou de la sage-femme.

Prévenir les varices

On ne supprime pas le terrain héréditaire, mais un mode de vie adapté limite l’apparition et l’aggravation :

  • Marcher chaque jour pour activer la pompe musculaire du mollet
  • Éviter la station debout ou assise prolongée
  • Se méfier de la chaleur et surélever les jambes en fin de journée
  • Surveiller son poids et porter une compression si le médecin la conseille
Découvrir le contenu sur :  Couronnes, bridges, implants : quelles différences ?

Quand faut-il consulter ?

Un avis médical est utile dès que la varice gêne, grossit ou s’accompagne d’œdèmes, de douleurs ou de modifications de la peau. Un mollet gonflé, chaud, dur et douloureux d’un seul côté impose une consultation en urgence, car il peut évoquer une phlébite.

Comment se déroule un traitement ?

Le parcours est aujourd’hui simple et le plus souvent ambulatoire. Tout commence par une consultation et un écho-Doppler. Le geste se déroule sans hospitalisation, avec un retour à domicile le jour même. Selon la technique, une anesthésie locale peut être utilisée, et une compression est mise en place. Un rendez-vous de contrôle vérifie ensuite le résultat.

Questions fréquentes sur les varices

Une varice est-elle grave ?

Le plus souvent, non. Sans prise en charge, elle peut se compliquer, d’où l’intérêt d’un suivi.

Une varice peut-elle disparaître seule ?

Non. Une varice constituée ne régresse pas spontanément. Seules certaines varices de grossesse s’atténuent après l’accouchement.

Peut-on traiter une varice sans chirurgie ?

Oui. Plusieurs techniques traitent le reflux sans chirurgie, réservée aux formes les plus importantes.

Quelle différence entre varice et varicosité ?

La varicosité est une fine veine de surface, surtout esthétique. La varice est plus large, en relief, liée à un reflux, et relève d’un enjeu médical.

Les varices sont-elles héréditaires ?

En partie, oui. Le terrain familial est un des principaux facteurs.

Le sport donne-t-il des varices ?

Non, au contraire : l’activité physique protège en activant le retour veineux. Seuls certains sports à-coups sont à limiter en cas de mauvais état veineux.

Les varices reviennent-elles après traitement ?

C’est possible si le terrain veineux reste fragile. Le suivi, la compression et l’hygiène de vie réduisent ce risque.

Faut-il traiter toutes les varices ?

Non. Une varice discrète et sans complication peut être surveillée. Le traitement se discute selon la gêne et le risque.

Une varice fait-elle toujours mal ?

Non. Beaucoup de varices sont indolores. Une douleur, une rougeur ou une chaleur inhabituelles doivent toutefois alerter et faire consulter.

Une varice est donc une veine dilatée par un reflux, signe d’une maladie veineuse que l’on peut traiter efficacement. Le point de départ reste un diagnostic vasculaire précis, à partager avec votre médecin. Bien comprise, la varice n’a rien d’une fatalité : identifiée et suivie, elle se prend en charge simplement.

Sources

  • Ameli (Assurance Maladie), Varices des jambes : définition et facteurs prédisposants, 2026
  • Ameli (Assurance Maladie), Varices des jambes : que faire pour se sentir mieux ?, 2026
  • VIDAL, Le traitement des varices
  • La Revue du Praticien, Définitions et épidémiologie de la maladie variqueuse

Vous pourriez aimer